Un projet ancré dans son territoire.

PRÉSIDENT DU CHAI DES VIGNERONS DE LA SODEL ET DE L’AOC CORBIÈRES

JULIEN SENDROUS

« Pour nos exploitations, les éoliennes représentent une opportunité de diversification des revenus. »

Quel est votre parcours ?

Je suis issu d’un territoire où la vigne fait partie du paysage. Mon père avait déjà initié une activité viticole, que j’ai naturellement prolongée après un bac scientifique en m’orientant vers des études agricoles. En parallèle, j’ai progressivement constitué mon exploitation.

À l’issue de mon cursus, j’ai intégré la Chambre d’agriculture de l’Aude en tant que conseiller sur le vignoble des Corbières. J’y ai notamment travaillé sur la lutte contre la flavescence dorée, en lien avec la Fédération de lutte contre les organismes nuisibles.

Par la suite, j’ai repris l’exploitation familiale, que j’ai développée de 25 à 40 hectares en une vingtaine d’années. En 2021, j’ai également pris la présidence de la cave coopérative du Chai des Vignerons. Et, plus récemment, au début 2026, je suis devenu président de l’AOC Corbières.

Que représente la SODEL pour vous ?

La SODEL est avant tout une aventure collective, née à l’initiative de Robert Broto et de mon père, Daniel Sendrous. J’y ai adhéré dès l’origine, car elle s’inscrit pleinement dans la réalité de notre territoire.

Nous vivons dans un secteur où le vent fait partie de notre quotidien et où les éoliennes sont déjà présentes. Nous en connaissons les apports, à la fois pour les exploitations agricoles et pour l’économie locale.

Ce projet a été validé par les adhérents de la cave coopérative, qui rassemble aujourd’hui 70 vignerons pour près de 300 hectares de vignes. C’est une démarche portée par le territoire, pensée par ses acteurs. Elle est choisie et non subie.

Qu’est-ce qui vous porte dans ce projet ?

Les enjeux sont à la fois économiques, agricoles et territoriaux.

Pour nos exploitations, les éoliennes représentent une opportunité de diversification des revenus. Elles permettent d’envisager des investissements que nous n’avons pas toujours pu concrétiser jusqu’ici.

Mais au-delà de cet aspect, il y a un enjeu fondamental : celui du maintien de la viticulture. Sans perspectives économiques nouvelles, certaines exploitations pourraient disparaître. Et avec elles, c’est tout un équilibre territorial qui serait fragilisé, notamment l’attractivité touristique, à travers l’œnotourisme et la qualité paysagère qui façonne notre territoire.

Il ne faut pas non plus sous-estimer le rôle des vignes dans la prévention des incendies. Elles constituent des pares-feux naturels particulièrement efficaces. L’incendie majeur survenu dans les Corbières en août 2025 l’a rappelé de manière très concrète.

Enfin, les projets éoliens contribuent à l’entretien des chemins et des accès, utiles à tous : habitants, randonneurs, mais aussi services de secours, qui peuvent ainsi intervenir plus rapidement et efficacement.

Un projet ancré dans son territoire.

PRÉSIDENT DU CHAI DES VIGNERONS DE LA SODEL ET DE L’AOC CORBIÈRES

JULIEN SENDROUS

« Pour nos exploitations, les éoliennes représentent une opportunité de diversification des revenus. »

Quel est votre parcours ?

Je suis issu d’un territoire où la vigne fait partie du paysage. Mon père avait déjà initié une activité viticole, que j’ai naturellement prolongée après un bac scientifique en m’orientant vers des études agricoles. En parallèle, j’ai progressivement constitué mon exploitation.

À l’issue de mon cursus, j’ai intégré la Chambre d’agriculture de l’Aude en tant que conseiller sur le vignoble des Corbières. J’y ai notamment travaillé sur la lutte contre la flavescence dorée, en lien avec la Fédération de lutte contre les organismes nuisibles.

Par la suite, j’ai repris l’exploitation familiale, que j’ai développée de 25 à 40 hectares en une vingtaine d’années. En 2021, j’ai également pris la présidence de la cave coopérative du Chai des Vignerons. Et, plus récemment, au début 2026, je suis devenu président de l’AOC Corbières.

Que représente la SODEL pour vous ?

La SODEL est avant tout une aventure collective, née à l’initiative de Robert Broto et de mon père, Daniel Sendrous. J’y ai adhéré dès l’origine, car elle s’inscrit pleinement dans la réalité de notre territoire.

Nous vivons dans un secteur où le vent fait partie de notre quotidien et où les éoliennes sont déjà présentes. Nous en connaissons les apports, à la fois pour les exploitations agricoles et pour l’économie locale.

Ce projet a été validé par les adhérents de la cave coopérative, qui rassemble aujourd’hui 70 vignerons pour près de 300 hectares de vignes. C’est une démarche portée par le territoire, pensée par ses acteurs. Elle est choisie et non subie.

 

Qu’est-ce qui vous porte dans ce projet ?

Les enjeux sont à la fois économiques, agricoles et territoriaux.

Pour nos exploitations, les éoliennes représentent une opportunité de diversification des revenus. Elles permettent d’envisager des investissements que nous n’avons pas toujours pu concrétiser jusqu’ici.

Mais au-delà de cet aspect, il y a un enjeu fondamental : celui du maintien de la viticulture. Sans perspectives économiques nouvelles, certaines exploitations pourraient disparaître. Et avec elles, c’est tout un équilibre territorial qui serait fragilisé, notamment l’attractivité touristique, à travers l’œnotourisme et la qualité paysagère qui façonne notre territoire.

Il ne faut pas non plus sous-estimer le rôle des vignes dans la prévention des incendies. Elles constituent des pares-feux naturels particulièrement efficaces. L’incendie majeur survenu dans les Corbières en août 2025 l’a rappelé de manière très concrète.

Enfin, les projets éoliens contribuent à l’entretien des chemins et des accès, utiles à tous : habitants, randonneurs, mais aussi services de secours, qui peuvent ainsi intervenir plus rapidement et efficacement.